La retraite peut sembler loin, mais pour qu’elle soit réussie, elle ne doit pas s’improviser. Vous voulez atteindre l’indépendance financière ? Le but est d’avoir les moyens de maintenir votre coût de vie et votre qualité de vie sans devoir travailler ni vous endetter.
Voici les concepts essentiels pour bâtir votre plan de match, simplement et sans jargon!
Pour financer vos vieux jours, imaginez vos revenus comme une pyramide à trois étages qu’il faut construire:
Le 1er étage (Le Gouvernement) : C’est la base de votre retraite, composée des rentes publiques telles que: Régime de rentes du Québec (RRQ) et de la Sécurité de la vieillesse (PSV) .
Si votre situation financière vous le permet, retarder le début de vos prestations publiques après 65 ans (jusqu’à 70 ans pour la PSV et 72 ans pour le RRQ).
Cela permettra de bonifier vos versements de façon importante et vous protège contre l’inflation.
Cliquez ici pour calculer la valeur approximative de votre rente RRQ.
Le 2e étage (Votre Employeur) :
Ce sont les fonds de pension.
Il en existe deux types principaux :
– les régimes à cotisations déterminées (rente inconnue, vous assumez le risque des rendements) et
– les régimes à prestations déterminées (où la rente de retraite est garantie à vie).
Cliquez ici pour voir en détails une liste des autres régimes de retraite d’employeurs
Le 3e étage (Vous) : C’est l’épargne personnelle, comme le REER, le CELI et vos investissements non enregistrés. C’est l’étage où vous avez le plein contrôle !
L’importance de commencer tôt
Le REER est la pierre angulaire de votre épargne. Il vous offre des avantages massifs : vos cotisations réduisent vos impôts immédiatement, et votre argent fructifie à l’abri du fisc.
La règle d’or : Le facteur « temps » est votre plus grand allié. Commencer à épargner tôt demande un effort financier beaucoup moins grand pour atteindre votre objectif grâce à la force de l’intérêt composé.
Pensez à vous payer en premier !
Important: Il faut réinvestir les retours d’impôts, car sinon le REER perd une partie importante de son efficacité.
Le décaissement doit être soigneusement planifié pour niveler le plus possible l’impôt à payer.
Contrairement à une idée répandue, un décaissement bien planifié ne permet pas d’éviter l’impôt, il permet de payer l’impôt le plus limité sur toute la durée des retraits.
Il est souvent pertinent de décaisser les REER avant de prendre les rentes publiques afin de réduire le montant qu’il faut retirer obligatoirement des REER et d’augmenter à vie les rentes publiques garanties et pleinement indexées.
Cliquez ici pour voir les détails de la stratégie de décaissement des 3 tiroirs.
Au plus tard à la fin de l’année de vos 71 ans, vos REER devront être convertis en véhicules de revenus.
Deux choix principaux s’offrent à vous :
– Le FERR (Fonds enregistré de revenu de retraite) : Vous gardez le contrôle total de vos placements et profitez des rendements du marché. En contrepartie, vous êtes obligé de retirer un pourcentage minimum chaque année et vous assumez le risque de voir votre capital s’épuiser si vous vivez très longtemps.
– La rente viagère (voir détails dans la section assurance) : Vous transférez votre capital à une compagnie d’assurance en échange d’un revenu mensuel garanti jusqu’à votre décès. C’est le choix de la sécurité absolue et de la tranquillité d’esprit, car c’est l’assureur qui prend le risque des marchés et de votre longévité. C’est une option souvent négligée, mais il est recommandé de protéger une partie de ses revenus de retraite, par exemple les frais fixes prévus, avec une rente garantie.
La vie est pleine de surprises, et la loi impose des règles strictes sur vos véhicules de retraite :
En cas de séparation : Les fonds accumulés dans les REER et les régimes d’employeurs durant le mariage font automatiquement partie du « patrimoine familial » et sont divisés à parts égales (50/50) lors d’un divorce.
Attention : les conjoints de fait ne sont pas protégés par cette loi et n’ont pas de droit automatique au partage (à moins d’une entente de vie commune notariée).
En cas de décès : La loi considère que votre REER est « vendu » juste avant votre décès, ce qui ajoute 100 % de sa valeur à vos revenus de l’année et génère une énorme facture d’impôt.
L’exception fiscale à connaître ? Le léguer à votre conjoint survivant (ou à un enfant à charge mineur/handicapé), ce qui permet de transférer l’argent sans payer d’impôt immédiatement.